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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 11:00

mohamed-boudiaf-copie-1.jpgLe  présent de l’Algérie avec ses échecs sur plusieurs fronts ne devrons pas cacher une vérité. Celle de cette classe d’hommes et de femmes qui ont vécus à une certaine époque de l’histoire et qui ont soulevés l’Algérie des abimes du colonialisme.

Mohamed Boudiaf, "Si Tayeb El Watani", fait parti de cette classe de révolutionnaires et d’hommes politiques Algériens, qui ont trouvés le chemin vers le cœur du peuple.

militant nationaliste

Mohamed Boudiaf (Arabe محمد بوضياف) est né le 23 juin 1919 à Ouled Madi, wilaya de M'Sila en Algérie. Après avoir effectué ses études à M'sila, il devient fonctionnaire dans l'administration. Adjudant dans l'armée française, en 1942 durant la Seconde Guerre mondiale il est commis au service des contributions à Jijel, puis est envoyé sur le front en Italie où il participa à la bataille de Monte Cassino ainsi que Krim Belkacem qui était Caporal, Larbi Ben M'Hidi qui était Sergent, Rabah Bitat.

Après les massacres de Sétif de 1945, il s'engage dans les mouvements nationalistes algériens, et adhère au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, puis participe à la création de l’Organisation spéciale (OS), branche armée secrète du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Vers la fin de 1947, il en constitue une cellule pour le département de Constantine.

L'OS est démantelée par la police coloniale en 1950, et avec les autres membres dirigeants de l'organisation, il est jugé et condamné par contumace pour ses activités militantes. En 1952, il est muté en France par le MTLD où il milite au sein de la communauté immigrée algérienne.

Boudiaf et la guerre de libération

Boudiaf rentre en Algérie en mars 1954 et crée, avec huit autres militants, le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) dont il est élu président. Après l'échec du CRUA, il fait partie, une nouvelle fois comme coordonnateur général, du « groupe des 22 », qui organise la préparation de la lutte armée désormais certaine. Titulaire de la carte n°1 du FLN, créé pour rassembler dans la lutte les différentes forces nationalistes, il est décidé comme date du déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954.À l'issue du Congrès de La Soummam, en août 1956 il devient membre du Conseil national de la révolution algérienne CNRA.

 

photos-des-05-militants-FLN.jpg

Photos 1 : Mohamed Boudiaf 4éme debout de la gauche vers la droite

Capturé aprés détournement de l'avion civlie venant du Maroc en 1956

 

Le 22 octobre 1956, il est arrêté, avec d'autres chefs du FLN, par l’armée coloniale française suite au détournement de l’avion civil marocain qui le menait vers la Tunisie, ce qui a été considéré comme la première action de piraterie commise par un état. Il dirige alors depuis sa prison la fédération de France du FLN et est nommé en 1958 ministre d’État du GPRA, à sa création, puis vice - Président en 1961. Il est libéré le 18 mars 1962 après les accords d'Évian (Texte intégral des accords ici).

L’Exil politique

À l'indépendance en juillet 1962, il entre en désaccord avec Ben Bella, soutenu par le commandement de l'Armée de libération nationale ALN de l'extérieur, qui crée un bureau politique du FLN pour remplacer le GPRA. Le 20 septembre 1962, alors que le bureau politique constitue la première assemblée nationale algérienne, Mohamed Boudiaf fonde en opposition son propre parti, le Parti de la révolution socialiste (PRS). Le 23 juin 1963, il est arrêté, puis contraint à l'exil dans le sud algérien où il est détenu plusieurs mois avant d'être libéré.

Boudiaf condamné à mort !

Condamné à mort en 1964 par le régime Ben Bella, il quitte l'Algérie et rejoint la France puis le Maroc. Il œuvre au sein de son parti, et anime à partir de 1972 entre la France et le Maroc plusieurs conférences où il expose son projet politique pour l'Algérie, et anime la revue El Jarida. Son livre Où va l'Algérie, qui livre un témoignage lucide sur l'après-indépendance et la prise du pouvoir par les militaires, résume ses propositions politiques. En 1979, après la mort de Houari Boumedienne, il dissout le PRS et va se consacrer à ses activités professionnelles au Maroc.

Le dernier retour

Le 16 janvier 1992, après la démission du président Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf est rappelé en Algérie pour devenir le président du Haut Comité d’État. Souhaitant une Algérie démocratique tournée vers la modernité, il disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l'État.

L’assassinat..!

Mohamed Boudiaf est assassiné six mois plus tard, le 29 juin 1992, lors d'une conférence des cadres qu'il tenait dans la ville d'Annaba.

 

Mohamed Boudiaf en 04 Photos

boudiaf-l-ecoute.jpg

Photo 2 : Mohamed Boudiaf attentif et à l'écoute

 Boudiaf-sans-protocoles.jpg

  Photo 3 : Mohamed Boudiaf, un Président spontanné et sans protocoles

 

mohamed-boudiaf-deniere-minute.jpgPhoto 4 : Mohamed Boudiaf à une seconde de son assassinat - Annaba 29 Juin 1992

 

mort-de-Boudiaf.jpgPhoto 5 : Corps du Président Mohamed Boudiaf quelques minutes aprés l'assassinat

  Les deux derniers Mots de Boudiaf :

"..Science et .. Islam"

.FIN.

Voir ausi sur ce Blog :

ELECTIONS DU 10 MAI EN ALGERIE : L’espoir assassiné

GUERRE D'ALGERIE : Le  08 Mai 1945, mémoire d'un génocide

GUERRE D'ALGERIE : Le texte des accords d'Évian du 18 mars 1962

GUERRE D'ALGERIE : Texte intégral de l'appel du 1er Novembre 1954

 


 

boudiaf-une_1066483-copie-1.jpg

 

Mohamed Boudiaf:

Tribute to the men who made Algeria

 

 

 

 

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Published by N.Boughachiche - dans MENA REGION ISSUES
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